Alcântara Machado à l’agrégation

Qui se présentait au concours de l’Agrégation de portugais en 1980 eut l’heur d’avoir à potasser l’œuvre de fiction d’António de Alcântara Machado. Et s’il choisit, lors de l’épreuve de composition, l’option A, voici sur quel sujet il put gaiement disserter :


COMPOSITION EN FRANÇAIS

Durée : 7 heures


Option A : CIVILISATION


Lors de la publication de Brás, Bexiga e Barra Funda, João Ribeiro saluait en António de Alcântara Machado… «um excepcional escritor… que dá, à maneira dos antigos cronistas, um tratado do Brasil, mas do Brasil nôvo e diferencial que se processa nas terras paulistas.*» Et il ajoutait : «Vivendo numa cidade moderna, trêmula e estuante de vibrações contínuas de recomposição, descobriu a gente nova que alvorecia, semente de futuros grandes e incertos.**»


En vous inspirant de ce jugement et en vous fondant sur l’ensemble des Novelas Paulistanas, vous montrerez comment António de Alcântara Machado a évoqué et jugé l’essor et les transformations de São Paulo, au cours des années vingt.


(* «un écrivain exceptionnel… qui nous donne, à la manière des anciens chroniqueurs, un traité du Brésil, mais du Brésil nouveau et différent qui se développe en pays pauliste»)

(** «Vivant dans une ville moderne, tremblante et bouillonnante de continuelles vibrations de recomposition, il a découvert la population nouvelle qui faisait son apparition, graine de grands et incertains futurs.»)


Une réflexion à la portée de tous désormais, grâce à la première traduction française de Brás, Bexiga et Barra Funda, dans une édition critique dûment annotée et documentée, au catalogue de L’oncle d’Amérique !