La critique de l’avant-veille (1): une notule

Les critiques contemporains n’ont pas nécessairement le dernier mot, mais précisément parce qu’ils auront eu le premier, il est rarement vain d’aller voir ce qu’ils écrivirent en leur temps d’une œuvre devenue un classique, ou pas. Notre dossier sur Brás, Bexiga et Barra Funda, bouquet d’archives autour du livre, sera donc rythmé par un feuilleton: la vingtaine de notes, recensions et chroniques parues courant 1927 dans la presse brésilienne, et qui constituent l’épatante première fortune critique de ce petit chef-d’œuvre d’Alcântara Machado.

La chronologie étant encore, en la matière, la meilleure des méthodes, nous commencerons modestement avec cette notule glissée dans le grand quotidien conservateur de São Paulo, le Correio Paulistano, signée par un certain «P.» — peut-être l’écrivain moderniste Menotti del Picchia, chroniqueur régulier dans ce journal et proche de l’auteur, qu’il avait contribué à révéler.


Nouveaux livres


M. António de Alcântara Machado, éminent écrivain pauliste qui a déjà publié un livre rapide de chroniques sous le titre intéressant de Pathé-Baby, vient de lancer un nouveau livre, de nouvelles celui-ci, qu’il a appelé Brás, Bexiga et Barra Funda.

Nous enregistrons, avec plaisir, l’apparition du nouveau volume signé par cet intelligent écrivain de São Paulo. Nous aurons l’occasion de traiter plus attentivement de l’œuvre.


Trad. A. C.


(Source : P., «Livros novos», Correio Paulistano, São Paulo, 11 mars 1927, p. 8.)